Que peuvent apprendre ceux qui tentent de protéger les océans et les ressources halieutiques de la pêche au calmar géant au Pérou ? Il faut de la patience, de la persévérance... et un peu de « squid-pro-quo ».
En mars 2025, le Pérou a adopté une nouvelle réglementation pour la plus grande pêcherie de calmars au monde, renforçant ainsi la gestion et préservant les moyens de subsistance de ses pêcheurs artisanaux. D'autres d'autres articles détaillent les résultats et leur importance, ce blog se concentre sur ce qui s'est passé en coulisses et sur les leçons clés à retenir pour améliorer les questions de pêche et, plus largement, les questions environnementales.
- Tout d'abord, cette victoire ne s'est pas produite du jour au lendemain, mais est le fruit d'années de travail. N'imposez donc pas de délais arbitraires ni d'attentes irréalistes aux efforts d'amélioration. Vérifiez que des progrès sont réalisés, mais restez réaliste, engagé et résilient.
- Deuxièmement, la collaboration locale était essentielle. Les progrès dépendaient de la capacité des pêcheurs, des acteurs de l'industrie nationale, des régulateurs, des ONG et d'autres parties prenantes à se réunir pour résoudre leurs différends, harmoniser leurs priorités et œuvrer à la réalisation d'objectifs communs. Il ne faut donc pas travailler de manière isolée et formuler des exigences. Il vaut mieux dialoguer et négocier de bonne foi avec les principaux groupes locaux et collaborer avec les pêcheurs afin d'élaborer des réglementations qu'ils apprécient et soutiennent.
- Troisièmement, cela a nécessité un réel investissement financier de la part de différents groupes, un effort que les fournisseurs n'auraient pas pu soutenir si leurs clients avaient cessé d'acheter. Il ne faut donc pas inciter les clients à « éviter » ou à « cesser de s'approvisionner » auprès de cette pêcherie. Il faut plutôt les encourager à soutenir les fournisseurs qui investissent dans des améliorations et réalisent de réels progrès.
Les succès obtenus dans ce secteur reflètent les efforts collectifs des groupes de pêcheurs locaux, des entreprises de produits de la mer, des agences gouvernementales et des ONG. SFP SONAPESCAL dans le renforcement de son organisation et a contribué à garantir que les pêcheurs artisanaux puissent participer de manière significative à la prise de décisions en matière de pêche. Nous n'étions pas seuls, comme toujours, mais SFP un rôle clé dans l'alignement des acheteurs mondiaux, des pêcheurs locaux et des acteurs industriels nationaux (tels que La Cámara Peruana del Calamar Gigante (CAPECAL)) et les autorités nationales.
Améliorer la gestion à long terme des pêcheries, c'est un peu comme l'encre de calmar : audacieux, souvent opaque et un peu salissant, mais qui, au final, laisse une empreinte durable. La pêcherie JFS du Pérou est toujours confrontée à des défis, mais ses progrès montrent ce qu'il est possible de réaliser lorsque nous ne baissons pas les bras face aux pêcheries en difficulté, que nous utilisons les bons outils, que nous encourageons la collaboration et l'implication des parties prenantes, et que nous restons engagés.
Visitez notre page « Faciliter le changement dans la chaîne d'approvisionnement du calmar volant géant » pour en savoir plus sur les années de collaboration dans ce secteur de la pêche.