Tous les quatre ans, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture présente à ses membres les progrès réalisés dans le domaine de l'aquaculture et sollicite leur avis sur ses priorités futures. Quelques organisations internationales observatrices ont la chance d'être invitées SFP et, pour la deuxième fois, j'ai pu représenter SFP comprendre les progrès accomplis et d'exprimer mon soutien à certaines des activités menées.

La réunion du Sous-comité de l'aquaculture (SCA) du Comité des pêches (COFI) s'est tenue cette année à Trondheim, en Norvège, à l'invitation du gouvernement norvégien, juste après le salon AquaNor. Des délégués de tous les continents, représentant des pays qui élèvent une grande variété d'espèces aquacoles de différentes manières, étaient présents, ce qui a donné lieu à des opinions très variées. Le programme couvrait la génétique, le commerce et l'innovation, mais les éléments les plus intéressants pour SFP un outil visant à prévenir et à gérer les risques de maladies des animaux aquatiques dans l'aquaculture grâce à une approche de gestion progressive, et un événement spécial sur les meilleures pratiques de gestion et les lignes directrices pour le développement durable de l'aquaculture.

La voie de gestion progressive des risques sanitaires est un outil qui fournit aux gouvernements un cadre d'amélioration pour faire face à la probabilité croissante de problèmes sanitaires à mesure que les industries se développent et s'intensifient. Cet outil s'inscrit parfaitement dans le cadre de gestion durable de l'aquacultureSFP et a déjà bénéficié de l'apport significatif d'experts internationaux. SFP participer activement à la finalisation de cet outil au cours des prochains mois et explorera les possibilités de le tester dans le cadre de programmes d'amélioration de l'industrie (AIP) existants ou nouveaux.

Les pays membres avaient précédemment demandé à la FAO d'élaborer des lignes directrices pour une aquaculture durable, et celle-ci s'est concentrée sur la collecte d'études de cas à travers le monde. Plusieurs membres présents à cette réunion ont demandé à la FAO de continuer à mettre l'accent sur la gestion durable du secteur et de ne pas trop se concentrer sur les performances au niveau des exploitations. SFP à suivre activement l'évolution de ce processus et à apporter sa contribution le cas échéant.

La réunion a également permis d'examiner les progrès réalisés par les pays dans le respect du Code de conduite pour une pêche responsable. Ces résultats ne sont communiqués que sous forme agrégée, et leur communication est volontaire. Bien que les pays ne souhaitent pas que les données soient rendues publiques d'une manière qui permettrait de comparer leurs performances, il serait souhaitable que ces données soient publiées de manière plus ouverte, car cela contribuerait à mieux comprendre les progrès réalisés dans la mise en œuvre des politiques tant dans le domaine de l'aquaculture que dans celui de la pêche.